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Les Maldives

Un paysage aussi sublime qu’il est fragile

Les Maldives… Longtemps resté un rêve inaccessible, ce voyage paradisiaque au milieu de nulle part s’est finalement concrétisé l’hiver dernier. Pays d’Asie du Sud-Ouest, Les Maldives se constituent de 1199  îles  coralliennes (regroupées en 26 atolls) plus somptueuses les unes que les autres et dont seulement 202 sont habitées. Malé, la capitale qui accueille plus de 70 000 personnes, est aujourd’hui surpeuplée : une île artificielle actuellement en construction doit la désengorger.

Ces myriades d’îles, au doux parfum de paradis, offrent une symphonie de couleurs mirifiques : blancheur éblouissante du sable fin, subtils dégradés verts de la végétation tropicale, sublimes turquoises aux reflets émeraudes des lagons, sans oublier le bleu encre de la mer qui entoure les îles rappelant les  proches profondeurs abyssales…

Le dépaysement est total. Authentique Eden de sable nacré… Protégés par les barrières de corail, les îles des Maldives sont de véritables lieux de prédilection pour les amoureux de la mer et surtout de la plongée. Les lagons permettent une visibilité parfaite pour observer l’incroyable faune qui évolue en un ballet multi-coloré incessant à quelques mètres de la plage. Le corail non seulement protège les splendides espèces mais permet d’obtenir les lagons paradisiaques qui nous font tant rêver.

Notre hébergement

Le concept des Maldives : une île, un hôtel. Nous avons choisi de loger au Coco Palm Dhuni Kolhu Resort & Spa, un des hôtels les plus haut de gamme des Maldives, dans une villa sur pilotis. Situé au sud-ouest de l’atoll de Baa, nous nous y sommes rendus en hydravion depuis Malé (120 kms) : nous vous conseillons cette expérience, la vue aérienne des atolls est magique.

L’hôtel comprend 58 beach villas toutes protégées par la végétation et à quelques mètres de la plage ainsi que 25 villas de luxe dont 13 sur pilotis.

De type maldivien, décorée sobrement mais avec goût de bois précieux et de cotonnades, notre villa était chic, spacieuse (87 m2) et climatisée. Elle disposait notamment d’un joli lit à baldaquin, d’un petit bassin privé sur la terrasse (plus pour le prestige que vraiment utile) et surtout d’une vue imprenable sur les eaux transparentes du lagon avec un accès direct dans cette mer turquoise.

La restauration

Le Dhoni Kolhu dispose de deux restaurants. Le plus grand, ouvert sur l’extérieur, possède un authentique toit de chaume. Original, il réunit la simplicité avec le raffinement, en proposant dans ce grand volume étonnant, un buffet bien présenté, varié et relativement goûteux. Sushis, crudités, épices, pâtisseries, viandes et poissons grillés sont proposés à volonté et séduisent le palet. La cuisine y est internationale, en revanche tous les jours se ressemblent et les plats ne changent guère, on a la furieuse impression de manger tous les jours la même chose…

Un autre restaurant où les tables sont à même la plage, propose des spécialités locales et thaïlandaises dont la carte très alléchante offre une cuisine plus recherchée, savoureuse et relevée. C’est un vrai bonheur de diner les pieds dans le sable… Un grill fonctionne également sur la plage. Cependant, un supplément sera demandé pour un dîner au grill ou au restaurant de spécialités contrairement au restaurant principal qui est dédié à la demi-pension ou la pension complète.

L’hôtel est très spacieux, élégant avec sa construction tout en bois et intégralement ouvert sur l’extérieur. Il reste cependant moins luxueux que ce que le site internet en dévoile.

Ce que nous avons adoré

- Le paysage sublime et ses couleurs incroyables qui ne lassent pas les yeux malgré la taille minuscule de l’île

- Le dépaysement total qui fait complètement oublier la vie parisienne et ses soucis

- Mon baptême de plongée sous-marine (-10m) en apesanteur parmi les espèces les plus belles qui existent et le magnifique récif corallien : extraordinaire sensation de bien-être.

- L’extrême gentillesse des maldiviens.

- Marcher pieds nus pendant une semaine sans jamais mettre une paire de chaussures.

- Faire du snorkeling et observer les poissons à seulement quelques mètres de la plage.

- Se baigner dans une eau transparente parmi des poissons de toutes les couleurs.

- Écouter un trio de musiciens maldiviens jouer et entonner à plusieurs voix des chants typiques ou des reprises plus connues pendant le diner.

- Se détendre complètement, se faire masser et profiter de ce coin de paradis.

- Notre escapade fortuite au plein cœur de ‘l’operating center’… au centre de l’île, masqué par la végétation, l’envers du décor, ce que l’on ne voit pas : les cuisines, les poubelles, les générateurs, l’hébergement sommaire des employés… beaucoup moins glamour que le décor ‘carte postale’ dans lequel se prélassent les touristes pourtant situé à quelques mètres. Expérience enrichissante !

Ce que nous avons beaucoup moins aimé

- Le fait de payer systématiquement chaque activité (visiter un village local, petite croisière pour admirer le coucher du soleil, BBQ sur la plage, boissons, tennis…), ce qui donne l’impression d’être pris pour un portefeuille ambulant. Quand on voit le prix par personne de la semaine, un persistant goût d’amertume envahit les papilles.

- Notre excursion romantique pour aller admirer le coucher du soleil : on se moque ouvertement du client ! Le coucher de soleil n’a pas pu être visible car les nuages étaient trop nombreux, mais nous sommes partis quand même : un fiasco total, pas de remboursement. Un scandale.

Étant donné le prix très élevé de la semaine, nous nous attendions à un service un peu plus à la hauteur… Malheureusement, un sentiment d’insatisfaction et de déception ne nous a pas quitté du séjour. Ce voyage reste malgré tout un magnifique séjour que nous avons l’impression d’avoir rêvé tellement le paysage est idyllique et loin de celui qui représente la toile de fond de notre quotidien.

Nous sommes partis en décembre (via Kuoni), juste avant Noël et au début de la saison sèche : préférez janvier et février qui vous assureront un temps très ensoleillé.

http://www.kuoni.fr/

La fête continue à Bagatelle

Paris danse au rythme des vacances une fois de plus aux Jardins de Bagatelle où Rasmus et Olivier ont établi leur quartiers d’été : le weekend prochain deux belles soirées se préparent avec un nouveau programme tout aussi vibrant que le précédent !

Vendredi 18 juillet

C’est Soirée Vintage ! Le vêtement vieilli, passé, élimé, destroy ou simplement récupéré dans l’armoire des parents est de rigueur pour la circonstance si vous souhaitez faire bonne figure à l’entrée…

Un BBQ ‘Guinguette’ démarrera à 20h30 : les réservations se font auprès de joy@institutbonheur.com

Dès 23h, les Naïve New Beaters enflammeront la scène pour un show déjanté. Après le concert, place aux sets disco all night long : Special Ed, Headbangirl et DJ Masquerade maintiendront le rythme !

Samedi 19 juillet

Greg Boust revient à Bagatelle et boostera la bonne humeur générale. Cette fois-ci c’est un régime crétois qui fera frissonner de bonheur le ‘Tout Paris’ qui saura s’aventurer dans les célèbres jardins…

Dresscode: Greg Boust (vous faciliterez votre admission)
BBQ à 20h30 (Résas: joy@institutbonheur.com)
Florinda Sexygirl à partir de 23h

A venir: Think Twice, Pilooski, The Glimmerz,…

Jardins de Bagatelle, Bois de Boulogne, Route de Sèvres, 75016 Paris

http://www.institutbonheur.com/

Le Cocktail Moléculaire du Murano

Un bijou de technologie à boire

Comme dans tout secteur, l’innovation est primordiale. L’art du cocktail ne déroge pas à la règle et fait parler de lui avec la création d’une nouvelle forme d’alcool ré-vo-lu-tio-naire. Ce breuvage mystérieux a été imaginé par les équipes de Cointreau qui ont défié les lois de la science en poussant leurs recherches dans la mixologie moléculaire.

La mixologie moléculaire… Il s’agit de comprendre le comportement des ingrédients dans différentes circonstances, afin de savoir comment et à quel moment les combiner et optimiser leurs particularités, pour ainsi créer des textures, des couleurs ou des saveurs étonnamment uniques. Le spécialiste de la gastronomie moléculaire est Adrià Ferran, le chef cuisinier catalan du célèbre restaurant El Bulli (3 étoiles au Michelin et consacré meilleur restaurant du monde depuis trois ans). Ce surdoué de la cuisine expérimente sans cesse de nouvelles technologies à faire pâlir d’envie les papilles…

Inventer et concevoir un cocktail moléculaire relève véritablement de l’art. C’est au Murano que nous avons été initiés à cette expérience ‘artistique’ en découvrant le caviar de Cointreau, soit de l’alcool solidifié. Véritable prouesse puisque jusque là, jamais encore la sphérification d’un spiritueux n’avait été possible. Le cocktail original élaboré par le liquoriste a été baptisé Cointreaupolitan Caviar et le bar du Murano l’a adapté en substituant le triple sec par l’une des plus nobles boissons, le champagne.

Imaginez. Du champagne Veuve Clicquot se verse sur une larme de liqueur de pêche sur laquelle des perles de Cointreau reposent délicatement… Sublime moment magique, hypnotisant ballet merveilleux. Les perles, qui sont du Cointreau gélifié, voltigent dans la flute de champagne pour venir sagement se stabiliser en surface. En portant la coupe aux lèvres, le champagne coule dans la bouche emportant avec lui quelques perles qui fondent sur la langue, laissant sur leurs traces les saveurs sucrées du Cointreau. Le mélange est tout simplement extraordinaire, d’une subtilité rare puisque tous les ingrédients explosent et délivrent leur goût raffiné, chacun avec justesse.

Luxe ultime, des paillettes d’or alimentaires ont été mélangées au caviar de Cointreau qui à ce jour ne peut se déguster que dans cinq bars parisiens : le bar du Crillon (Hôtel le Crillon) - le Lucien (Hôtel le Fouquet’s) - le Four Season Hôtel George V – le Murano Urban Resort – le Park Hyatt Paris.

Hôtel de Crillon, 10 place de la Concorde, 75008 Paris

Hôtel Fouquet’s Barrière, 47 avenue George V, 75008 Paris

Hôtel Four Seasons George V, 31 avenue George V, 75008 Paris

Hôtel Murano Urban Resort, 13 boulevard du Temple, 75003 Paris

Hôtel Park Hyatt Paris Vendôme, 5 rue de la Paix, 75002 Paris

Peter Van Poehl à la Maroquinerie

Un artiste en toute simplicité

Première chose, il devrait être interdit de donner des concerts dans des salles non aérées… par respect pour les artistes et pour le public. C’est normalement un régal et une vraie joie pour les fans de venir voir leurs artistes préférés en live mais cela devient un inévitable déplaisir quand il faut résister à une chaleur suffocante, au manque d’air, à l’odeur de fauves surexcités et à l’inévitable malaise donc qui pointe son nez. Voici à peu près l’ambiance qui régnait hier soir à la Maroquinerie.

Ceci mis à part, Peter Van Poehl vaut le déplacement tant il est un artiste doué, chavirant et complet. Auteur, compositeur, interprète et réalisateur suédois, ses ballades folk douces et simples aux jolies mélodies addictives, s’envolent avec légèreté au son d’une voix éthérée et cajoleuse.  En témoigne sa chanson The Story Of The Impossible, un grand moment de poésie… Non seulement il est talentueux, mais en plus il est sympa, irrésistiblement charmant et accessible : son public ne reste d’ailleurs pas indifférent à son charisme et se retrouve très vite conquis par ce jeune blond ultrasensible, qui a décidément tout pour lui.

Même si nous n’avons malheureusement pu assister à la totalité du concert, qui en plus fut de courte durée, celui-ci reste tout de même comme une parenthèse suspendue hors du temps, calme et lumineuse. Peter Van Poehl est venu chanter à Paris pour présenter quelques chansons de son nouvel album May Day, malheureusement toujours en enregistrement mais dont on peut écouter une démo de la chanson Near The End Of The World en avant première sur le net.

Folk-singer nouvelle génération, il nous a offert une musique dans la lignée de son personnage, mystérieuse, ingénieuse et bouleversante. En attendant la sortie de l’album, plongez-vous dans son univers et écoutez son premier album Going Where The Tea Trees Are, très mélodique pop.

http://www.petervonpoehl.com/

http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=177824975

L’Institut Bonheur célèbre l’été

Avis à tous les amateurs des fameuses soirées ultra select et branchées de Rasmus et Olivier qui se déroulent en plein air à Bagatelle ! Ce weekend, aux Jardins de Bagatelle, Vendredi ET Samedi, l’Institut Bonheur portera son plus beau pagne pour célébrer l’été et les chaleurs estivales.

Vendredi 11 Juillet

Les rois de la nuit vous proposent une soirée aux sons des Ukulélés! Cette nuit-là, la fête c’est ‘Blue Hawaï’!!!

Un BBQ hawaïen est prévu dès 20h30. Les réservations pour le dîner se font auprès de joy@institutbonheur.com

Puis vers 22h30, il sera temps de se laisser onduler au son des Ukulélé Girls, Headbangirl, Special ED et DJ Masquerade. C’est ‘Beach Party’ à Bagatelle, qui rayonnera pour l’occasion aux couleurs des peaux humides et bronzées, des colliers de fleurs, des bikinis chatoyants et des longboards fluos. Le déguisement est vivement recommandé !

Samedi 12 Juillet

Bagatelle incendiera les corps, dans la forêt, sous les étoiles…

Dîner/BBQ avec Tartes aux Pommes à foison dès 20h30. Les réservations pour le dîner se font auprès de joy@institutbonheur.com

A partir de 22h30, la température va monter, les pommes seront émincées finement, la pâte sera pétrie à deux mains… DJ Amnaye (TGV) sera dans la place.

Alors, à vous de jouer et de faire la fête jusqu’au bout de la nuit dans une ambiance glamour et sexy !

Jardins de Bagatelle, Bois de Boulogne, Route de Sèvres, 75016 Paris

http://www.institutbonheur.com/

Beck à l’Olympia

Un compositeur talentueux multi-styles

Beck, alias Beck Hansen, de son vrai nom Bek David Campbell, a un physique d’éternel adolescent. A la fois auteur, compositeur et musicien, son style tellement varié lui permet d’écrire des chansons très différentes les unes des autres et donc de renouveler sans cesse son répertoire.

Sa venue hier soir à l’Olympia coïncidait exactement avec la sortie dans les bacs de son dernier album Modern Guilt, produit par Danger Mouse avec la collaboration de l’ensorcelante Cat Power. Ses dix nouvelles chansons possèdent toutes une rythmique fortement marquée qu’elles soient jazzy, pop ou plus délicates comme celles où Cat power vient mêler, à celle de Beck, sa voix suave.

Impeccablement joué et chanté, le concert de cette gueule d’ange désinvolte était vraiment bien. Je connais encore mal l’artiste (que j’ai vu pour la première fois au festival de Rock en Seine 2007) mais raffole depuis toujours de sa chanson Lost Cause dont Beck nous a proposé une version moins vaporeuse et plus rock que l’originale. J’ai particulièrement apprécié les cœurs posés sur certaines chansons arrondissant ainsi les sons hyper rythmés des compositions. Finalement, nous avons eu droit à des chansons courtes bien travaillées, une prestation sans faute, une belle voix aux multiples variations et un public heureux de retrouver cet artiste talentueux. Malgré tout, j’ai senti un homme un peu distant, manquant de chaleur vis à vis de ses fans et enchaînant trop mécaniquement ses chansons. Beck nous a offert 1h15 (rappels inclus) de bonne musique… ce qui reste un peu juste quand on connait la taille de son répertoire.

http://www.modernguilt.com/

http://www.myspace.com/beck

Bons baisers de Bruges

Une escapade à l’humour très british

Il est inhabituel de retrouver un acteur américain dans un film aussi européen, dans le sens où il n’y a aucun effet spécial mais des cadrages serrés de personnages qui donnent l’impression d’évoluer dans un ‘presque’ huit clos, tout du moins dans une atmosphère dramatique où la tension est palpable.

Bons baisers de Bruges raconte l’histoire de Ray (Colin Farrell) et de Ken (Brendan Gleeson), deux tueurs à gages contraints de s’exiler à Bruges suite à un contrat qui a mal tourné. Le plus jeune, Ray, débutant dans le métier, souffre de son ‘dérapage’ et attend avec l’impatience d’un enfant un nouveau contrat afin de quitter au plus vite cette ville qui le déprime. Au contraire, Ken, expérimenté et philosophe, décide de profiter de cet éloignement forcé pour admirer les merveilles de la Venise du Nord et essayer, avec bienveillance, d’initier à la culture son jeune protégé, qui va implacablement devenir sa cible.

Les dialogues et les situations absurdes gorgés d’humour anglais sont un délice car guidés par le constant décalage qui oppose les caractères des deux hommes et leurs attentes respectives. Le scénario reste somme toute classique, ce sont les échanges, les personnages attachants et leurs rencontres singulières (leur employeur, une dealeuse de plateau de tournage, un nain…), qui donnent du relief à ce film fort sympathique. D’autre part, les sublimes images de Bruges ne manquent pas d’attrait, elles sont dignes d’un documentaire touristique et offrent une toile de fond originale, inquiétante et improbable au destin des deux tueurs.

Le film est une jolie surprise mais n’échappe malheureusement pas à quelques petites longueurs. Un bon premier long métrage néanmoins pour le jeune dramaturge irlandais Martin Mc Donagh.

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=127122.html

Il Cortile

Une émotion culinaire italienne au cœur de Paris

Situé dans le luxueux Hôtel de Castille, à mi-chemin entre les places de la Madeleine et de la Concorde, le restaurant Il Cortille (anciennement étoilé) propose une cuisine italienne chic de belle qualité. Autrefois supervisée par Alain Ducasse, la cuisine est aujourd’hui entre les mains du chef Vittorio Beltramelli qui a élaboré ‘une carte construite sur des bases de cuisine italienne ouverte sur le monde‘. Après avoir longtemps travaillé avec le chef français multi-étoilé au Louis XV à Monte Carlo, il prend seul les rennes du restaurant Il Cortile en 2005.

Le dépaysement est total. Le décor de la salle de restaurant de style florentin est une véritable invitation aux charmes de la Toscane. Un ravissant et adorable patio intérieur en céramique offre une pause agréable, teintée d’accents chantants du sud, les soirs d’été. Dans cette atmosphère à l’esprit purement italien et  résolument contemporain, le chef propose une cuisine simple mais audacieuse, originale et très goûteuse. Effectivement Vittorio Beltramelli met la créativité à l’honneur : je me souviens encore du risotto à la betterave rouge accompagné de sa fondue de parmesan au champagne… un plat totalement inattendu et délicieux qui délivre une explosion de saveurs surprenantes titillant la curiosité du palais. Toute la carte joue ainsi avec des contrastes, des variations insoupçonnées et des associations improbables : nous y avons passé un excellent moment à l’heure où les bonnes adresses de restaurants italiens à Paris se font rares.

Tout est divin et beau. La carte des vins, aux nectars provenant exclusivement d’Italie, se marie idéalement avec les mets créatifs, et sublime les saveurs hautes en goût ainsi que les assiettes aux couleurs inventives. Sobre et discret, le service est prévenant et décontracté.

Dès les beaux jours, privilégiez la petite terrasse, vous y entendrez chanter l’Italie ! Idéal pour une soirée en amoureux…

Il Cortile, 37 rue Cambon, 75001 Paris. Réservation au 01 44 58 45 67

http://www.castille.com/index.php?id1=55&id2

Nobu London

Un restaurant gastronomique japonais ultra branché

Le très réputé chef japonais Nobu Matsuhisa a ouvert son premier restaurant à l’âge de 24 ans au Pérou. Aujourd’hui, il en possède une vingtaine sous les noms de Matsuhisa et Nobu. Un de ses trois restaurants de Londres, Nobu London, a été classé 17° meilleur restaurant du monde et le guide Michelin, tout aussi séduit, lui a décerné une première étoile.

Situé dans le quartier de Mayfair au premier étage de l’hôtel Metropolitan, le Nobu London est un restaurant au décor minimaliste réputé pour sa cuisine fusion japonaise aux influences sud-américaines. Le jour, c’est une clientèle business qui se précipite dans ce prestigieux et très couru établissement alors que le soir, ce sont les people qui envahissent cet espace ultra tendance où la plus fine cuisine japonaise est mise à l’honneur.

Nous avons eu la chance de vivre deux moments magiques au Nobu de Londres… L’expérience est a-bso-lu-ment à faire, non pas pour les divers menus plus classiques de sushis et autres makis, mais pour le menu gastronomique : une succession de plats que vous ne découvrez que lorsqu’ils vous sont servis car ils restent la sélection du chef. Tout est magnifique. Les constructions sublimes des produits dans les assiettes jouant avec leurs couleurs et leurs textures, les saveurs subtiles et déroutantes mélangeant les provenances sans oublier la précision avec laquelle le chef maîtrise les sauces et accompagnements. Nous nous sommes délectés de chaque bouchée essayant de la savourer le plus longtemps possible, le tout arrosé de champagne, boisson qui se marie divinement bien avec la cuisine japonaise.

Seul inconvénient, la salle est excessivement bruyante, l’espace a été optimisé afin d’y placer le plus de tables possible. Ce n’est surement pas un endroit où vous dinerez aux chandelles dans un recoin discret en vous chuchotant des mots doux…

Filez découvrir une cuisine haut de gamme et différente qui ne se compose pas uniquement de poissons crus, loin de là. Certes, c’est un budget, mais si l’occasion se présente, n’hésitez pas, vous ne pourrez qu’être séduits. Surtout pensez à réserver, le restaurant est complet tous les midis et tous les soirs.

Nobu London, 19 Old Park Lane, London W1K 1LB, UK. Réservation au +44 207 447 4747

http://www.noburestaurants.com/london/index.html

Le Montalembert

Une petite terrasse pourtant intimiste et raffinée

Au cœur de Paris, l’hôtel Montalembert, qui tient son nom du célèbre Charles Forbes Montalembert, politicien et écrivain membre de la prestigieuse Académie Française, offre une atmosphère chic et feutrée dans la plus pure tradition parisienne. Avec l’été qui pointe son nez, le prestigieux établissement dévoile ses charmes et titille l’intérêt avec sa terrasse : petit écrin élégant aux lignes audacieuses et contemporaines tout en bois de Sycomore, signature du restaurant.

Nous somme allés découvrir avec des amis cette adresse dont l’illustre voisin n’est autre que L’Atelier de Jöel Robuchon. La carte appétissante fait place à la créativité. Les hôtes ont rendez-vous avec un menu qui se décline en quatre thèmes : Terre, Mer, Soleil et Végétal en version dégustation ou gourmet selon les appétits. Il est vrai que le chef Eric Brujan travaille d’excellents produits dans une gamme de plats qui reste somme toute classique, qualifiée de traditionnelle évolutive tendance ‘world’.

La cuisine y est certes délicieuse, les assiettes mettent joliment les produits en valeur et interpellent les papilles qui en deviennent fébriles… En revanche, nous avons fait face à une déception qui malheureusement a son importance : même en ayant pris les plats en version gourmet, les mets se perdent dans les assiettes tellement les quantités sont dérisoires (3 gambas panées et grillées posées sur 2 feuilles de salade pour 36 euros… c’est un peu juste), à peine réussissent-ils à satisfaire une petite faim. Les prix n’étant pas négligeables, nous sommes tombés de haut. Déçus, nous savons déjà que nous n’y retournerons pas malgré la grande qualité de la cuisine proposée.

Nous soulignerons également la bonne carte des vins, variée et aux multiples provenances, ainsi que le service très agréable et attentif. Une adresse qui a tout pour être des plus séduisantes mais qui n’optimise certainement pas son mix marketing…

Le Montalembert, 3 rue Montalembert, 75007 Paris. Réservation au 01 45 49 68 03

http://www.montalembert.com/fr/index.php