Leonard Cohen à l’Olympia

Un poète ensorcelant

Leonard Cohen Leonard Cohen

Un mythe. Une voix… Chanteur légendaire, poète et écrivain, voyageur et séducteur infatigable, Leonard Cohen est un immense auteur-compositeur dont l’univers teinté de poésie et d’humour noir en a fait un homme à part. Cet artiste canadien ordonné moine en 1997, sort de sa retraite et effectue son grand retour sur scène après quinze longues années d’absence.

C’est un dandy poétique, un chanteur de talent à la voix incomparable, chaleureuse, profonde et sensuelle, qui fait un sensationnel retour sur la scène de l’Olympia, à 74 ans. Élégamment vêtu d’un costume noir complété d’un chapeau, il est apparu très distingué avec son beau visage de sage, son sourire reconnaissant et sa sublime voix de basse envoûtante. Il nous a généreusement offert 3h de musique nostalgique, désespérée, tendre et ironique, 3h de poésie touchante empreinte de sagesse, qui ont résonné comme la signature d’une vie, comme un adieu poignant, délicat et divinement lyrique. Ses mélodies suaves et langoureuses étaient emplies d’émotions et de quiétude, elles se savouraient, tout simplement.

Entouré d’artistes brillants, Leonard Cohen nous a fait cadeau d’un spectacle impeccable. Des cordes pincées, un saxophone et une flûte mélancoliques, une mandoline champêtre, un piano fantomatique, une guitare électrique lointaine, un orgue discret et surtout, ce qui fait sa marque de fabrique, des chœurs féminins surnaturels, ont vibré d’émotion pour un public passionné et assoiffé de ses mélodies. Il a respectueusement salué son public, et, un à un, chacun de ses musiciens, avec élégance et égards sans oublier ces trois magnifiques voix de chœur, douces et angéliques, qui habillent et transcendent ses chansons, contrebalançant ainsi sa voix grave et chaude. Cette voix magique et ensorcelante qui me fait frissonner depuis mon enfance et qui était encore plus gutturale et profonde ce soir là, venue de loin, d’ailleurs, toujours juste et brûlante. Sublime.

Sobres et dépouillées, ses compositions sont devenues au fil du temps, pour quelques unes d’entre elles, des standards que s’est approprié un nombre impressionnant d’interprètes. Les plus mythiques étant Hallelujah, majestueuse et magnifiquement reprise par Jeff Buckley et Rufus Wainwright, Bird On The Wire revue par Neville Brothers ou encore The Partisan revisitée par Noir Désir.

Nous avons passé une soirée merveilleuse avec un grand homme généreux et élégant, ce fut un concert émouvant comme on aimerait en voir plus souvent… Respect. En espérant vous revoir bientôt M. Cohen

http://www.leonardcohen.com/

http://www.myspace.com/leonardcohenlegacy

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~ par Marine de Montalivet sur 27 novembre 2008.

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