Keith Jarrett à la salle Pleyel

Un virtuose de l’improvisation

Keith Jarrett

Keith Jarrett est un pianiste de génie, un maître dans l’art de l’improvisation. Nul n’osera nier l’évidence. A huit ans, il donne son premier concert classique : il y interprète Grieg, Bach et Mozart et conclue par deux compositions personnelles. D’une exigence artistique rare, il maitrise ainsi avec virtuosité non seulement le piano, mais également le saxophone, la flûte, les percussions, l’orgue, le clavecin et la guitare.

Après avoir assimilé et intégré tout le répertoire classique, très rapidement Keith Jarrett s’intéresse au jazz. Après plusieurs collaborations au sein de groupes de jazz-rock, c’est en devenant le pianiste de Miles Davis qu’il développe ses talents d’improvisateur et publie ses compositions en solo. Maitrisant une technique parfaite, il joue sans même porter un regard au clavier : ses mains se promènent et s’envolent avec une légèreté aérienne tout en parcourant les octaves à la vitesse de l’éclair, sans un seul dérapage. Il allie avec brio technique et poésie en imaginant les harmonies les plus inattendues, laissant ses doigts caresser les touches au gré de ses émotions.

Son magnifique concert en solo de Cologne en 1975, The Köln Concert, reste à ce jour sa plus extraordinaire improvisation et sa plus belle gloire discographique (disque de piano le plus vendu au monde). Keith Jarrett manie le langage harmonieux avec audace et s’octroie toutes les libertés dans ses improvisations. Parfois difficilement accessibles, ses envolées imaginaires romantico-jazzy peuvent devenir sublimement poétiques et touchantes. Mercredi dernier, la Salle Pleyel retenait son souffle : l’artiste se trouvait particulièrement en grande forme et d’excellente humeur (il est connu pour son caractère exécrable : arrogant et capricieux il reste finalement un éternel insatisfait…). Sa prestation fut superbe. Colorée. Douce. Sauvage. Il improvise avec éloquence : tour à tour, ses notes chuchotent, s’animent et s’emballent puis s’éclaircissent et se contrôlent. Le jazzman parvient ainsi à faire chanter, pleurer ou crier son piano avec une habileté déconcertante.

Rarement de passage à Paris, surveillez la programmation de la Salle Pleyel où il se produit et offrez-vous 2h d’envolée lyrique avec un des plus grands pianistes de jazz.

http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendID=49709936

http://www.keithjarrett.org/

http://www.sallepleyel.fr/

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~ par Marine de Montalivet sur 1 décembre 2008.

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