La Pâtisserie des Rêves

•26 septembre 2012 • Laisser un commentaire

Entrez dans un espace-temps suspendu entre rêve et gourmandise…

Paris regorge d’adresses gourmandes confidentielles. La Pâtisserie des Rêves en est une. Et une excellente. Son nom se susurre à l’oreille comme une exquise douceur que l’on savoure lentement. Et le « papille à oreille » fonctionne à merveille pour le plus grand plaisir du pâtissier. Il faut dire que ce dernier est loin d’être un inconnu dans la sphère gastronomique : ce laboratoire de gourmandises au concept féérique a en effet été imaginé et rêvé par un chef de renom. Philippe Conticini. Un nom aux accents enchanteurs… Et au CV impressionnant.

Le temps s’arrête dès que l’on pousse la porte de la pâtisserie. Passée la surprise de la décoration aux teintes acidulées comme des bonbons et des douceurs exposées en lévitation, le temps nous replonge en enfance. Un monde aux saveurs enchantées se dévoile. La réalité devient rêve. Les pâtisseries semblent iréelles. Pourtant, les grands classiques sont tous là (Paris-Brest, St Honoré, éclairs, tartes aux fruits de saison, chausson aux pommes, tarte au citron, grand cru, tarte tatin, etc.), ostensiblement soumis à la tentation des pupilles comme une indécente provocation à commettre LE péché de gourmandise… A portée de doigts, les pâtisseries de notre enfance sont éclatantes de couleurs. Elles ont été repensées, modernisées et twistées selon le style Conticini. Un style qui a du goût, de la personnalité et de la finesse. Un style qui réveille les sens. Un style de Haute Pâtisserie. Un style où les papilles répondent aux pupilles émues en salivant…

N’étant ni une passionnée de desserts, ni une amatrice de Paris-Brest, je dois dire que ce gâteau revu et corrigé par Philippe Conticini et son équipe est incroyablement surprenant : le prâliné est à l’honneur et cache en son coeur un coulant de chocolat divinement croustillant. Il faut le tester pour le croire. Quant aux éclairs, ils se parent d’un manteau croquant aux ornements de Haute Couture : il est vrai que je n’ai jamais dégusté un aussi bon éclair au chocolat, si intense en goût. Alors, filez découvrir cet antre aux merveilles sucrées où chaque gâteau est astucieusement décliné en version mini pour découvrir, sur le pouce et sans culpabiliser, ces saveurs pétillantes de vie.

Et pour les gastronomes moins pressés, un salon de thé vous accueille rue de Longchamp. Une pause délicieuse en perspective… Où d’autres petites gourmandises restent encore à découvrir.

Vous serez sérieusement étonnés de voir à quel point les classiques ont été revisités avec beaucoup de subtilité, d’évidence et de goût. N’hésitez surtout pas à tester l’intemporel chausson aux pommes qui vous promet, lui-aussi, un moment d’extase inattendu… Un retour en enfance que l’on savoure différemment. Avec délectation.

La Pâtisserie des Rêves par plaisir du goût. Simplement. Parce qu’il n’y a pas d’âge pour s’émerveiller.

La Pâtisserie des Rêves, 93 rue du Bac, 75007 Paris & 111 rue de Longchamp 75016 Paris. Salon de thé au 111 rue de Longchamp, 01 47 04 00 24.

http://www.lapatisseriedesreves.com/

http://blog.lapatisseriedesreves.fr/patisserie-des-reves-par-philippe-conticini-et-thierry-teyssier/

Jacques Genin – Fondeur en chocolat, Paris

•20 septembre 2012 • Laisser un commentaire

L’alchimiste du chocolat et autres délices…

Il existe quelque part dans le Marais un maître chocolatier, véritable alchimiste de la fève de cacao. Il répond au nom de Jacques Genin. Un magicien qui n’a d’autre volonté que de séduire et charmer les papilles avec quelques bouchées sucrées et délicieusement chocolatées. Sensualité assurée…

Pâtissier des palaces et des restaurants gastronomiques, Jacques Genin s’immisce dans notre quotidien depuis longtemps. Ses douceurs côtoient ainsi nos palais à notre insu. Il est donc grand temps de rendre à son créateur ce qui lui appartient de fait et de mettre un nom sur de si exquises créations. Jacques Genin transforme  la puissance du cacao en volupté pour équilibrer tout en finesse ses gourmandises. Parmi ses créations infusées à la fève de cacao, il faut retenir sa déclinaison de chocolats en bouchées « carrément » savoureuses ainsi que son fameux chocolat chaud à l’ancienne, onctueux à souhait, et pour lequel les gourmets se déplacent de loin. Palais délicats et gastronomes : délectez-vous…

Mais les délices de Jacques Genin ne s’arrêtent pas au chocolat. Loin de là. Elles s’expriment et charment sous d’autres formes et différentes saveurs aux empreintes fruitées, feuilletées ou encore sablées. C’est ainsi que l’on retrouvera une fine sélection de pâtes de fruits subtilement sucrées ainsi qu’une déclinaison de pâtisseries enchanteresses et raffinées. Et pour être très difficile sur les desserts, je dois avouer que son mille-feuille à la vanille reste de très loin le meilleur jamais goûté. Léger, croustillant et généreusement infusé à la vanille, il délecte les papilles qui s’affolent et se pâment de plaisir. Ses différentes textures libèrent en effet des notes parfumées intensément séduisantes…

Laissez-vous charmer sans résistance et consommez sans modération… L’addiction se fera en douceur. Et si le temps ne vous est pas compté et que la patience est votre qualité première, le salon de thé vous tend les bras avec chaleur et convivialité pour une pause délicate et gourmande. Le plus difficile restant à choisir parmi toutes ces gourmandises…

Jacques Genin, 133 rue de Turenne, 75003 Paris. Chocolaterie, pâtisserie et salon de thé. Pas de réservation.

http://jacquesgenin.fr/

https://www.facebook.com/pages/XPERience/158248934313423#!/pages/XPERience/158248934313423

Jacques Génin_assortiment de chocolats

Jacques Génin_Entremet éphémère

Jacques Génin_salon de thé

L’Acajou

•24 août 2012 • Laisser un commentaire

Une table d’hôtes dans l’air du temps… à parfaire

On ne le présente plus. Jean Imbert. L’heureux finaliste de l’émission Top Chef 2012. L’Acajou, c’est lui. Son antre. Son laboratoire de saveurs. The new place to be. Car sa table fait en effet des émules au sein de la communauté gastronomique depuis quelques mois. Mais sa victoire justifie-t-elle ce que l’assiette offre aux gourmets ? Il n’y a qu’une seule façon de le savoir : nous l’avons goutée.

Discrètement installé dans le village d’Auteuil, l’Acajou fait office d’ovni quand on passe le pas de la porte. L’ambiance lounge très parisienne impose une décoration déclinée autour du noir signée Pascal Desprez. Les matériaux high tech jouent avec des effets laqués et des surfaces miroitantes, s’offrent des contrastes mats / brillants et s’amusent avec des néons aux coloris fluorescents. L’ensemble est donc ultra looké et tendance, parfait pour attirer le beau monde, l’élite fashion et les plus pointus gastronomes. La forme est un véritable parti-pris qui saura en séduire plus d’un, atout nécessaire mais pas suffisant pour faire apprécier le fond.

Le concept du restaurant reste dans l’air du temps : une grande table d’hôtes et un menu surprise que l’on commande à l’aveugle. Grande mode que se sont appropriées ces nouvelles tables parisiennes de « haute cuisine » fusion. L’idée étant par excellence de « fusionner » les cuisines du monde afin de créer des saveurs inédites que l’on goûte du bout des doigts et les yeux fermés. Jean propose ainsi un menu semi-unique plutôt original et distinctif composé d’une entrée, de deux plats et de deux desserts. L’entrée se décide sur un thème : « terre » ou « mer », les plats en choisissant deux destinations parmi six, seuls les desserts sont imposés à l’ensemble des convives… Surprise. Totale ou partielle, à vous de décider.

Déclinée en 3 amuses bouches aux saveurs marines pour l’une et terroirs pour l’autre, l’entrée charme le regard par une présentation esthétique qui promet une dégustation de petits délices savoureux. Les papilles s’agitent. Si la mer est une réussite et flatte le palais (le consommé façon bisque est divin), la terre impose quelques déceptions : certaines associations et préparations demeurent fades (le velouté de poivrons n’est pas d’un intérêt particulier). Quant aux plats, ils réveillent les sens… Destination Erquy : cette petite ville de Bretagne cache un carpaccio de langoustines dont la texture fondante fait chavirer les papilles. Léger, frais et onctueux, ce plat est idéal pour continuer le repas. Coté viande, l’Espagne s’est invitée à la fête avec une pièce de « jabugo » confit (cochon ibérique) qui a définitivement conquit nos sens… Extrêmement tendre et parfaitement cuite, la viande fond en bouche… sublimée par une sauce teriyaki et une série de petits légumes subtilement pimentés. Un délice.

En revanche, zéro pointé pour les desserts… Aucune créativité à noter. Le soufflé au chocolat ressemble à s’y méprendre à un fondant crémeux et coulant, lourd, élémentaire et sans intérêt. Ni les sorbets accompagnés de crème chantilly, ni le coulis au concombre dans lequel nage une bille de crème citronnée ne relèvent le niveau, ni ne parviennent à trouver leur place dans ce restaurant qui s’enorgueillit de proposer un tel niveau de cuisine. Amère déception… Plus de légèreté et d’inventivité auraient pourtant parfaitement clôturé ce menu. Mais où donc est passée cette fameuse salade de fruits qui a valu au chef tant d’éloges ?

A ce prix là (60 euros le menu hors boissons), le gourmet peut être intransigeant quant à la qualité de la cuisine qui lui est servie. Nous sommes donc repartis un peu déçus : malgré son impressionnant CV, Jean a des preuves à (re)faire avant que nous n’y retournions. Le service hésitant et distant n’a certainement pas aidé à améliorer cette impression d’insatisfaction. Du bon potentiel à perfectionner…

L’Acajou, 35 bis rue La Fontaine, 75016 Paris. Réservation au 01 42 88 04 47

http://www.l-acajou.com/

Le Pain de la Bourse

•22 août 2012 • Laisser un commentaire

Un brunch convivial comme à la maison !

Il devient très difficile de trouver à Paris un brunch savoureux qui ait un rapport qualité / prix avantageux et qui propose des produits sains, bons et frais. Le Pain de la Bourse offre du vrai. Simplement. Et de façon très conviviale. En effet, la configuration de la salle invite naturellement au partage. Que la dégustation s’organise entre amis, en famille ou avec des inconnus, les tables se transforment spontanément en tablées chaleureuses où l’instant se vit avec simplicité.

Dans un décor de boulangerie à l’ancienne, le pain est inévitablement mis à l’honneur. Le bois clair à l’aspect vieilli et rustique lui fait écho et accueille les hôtes avec bienveillance. Des confitures, miels et autres produits gourmands s’exposent également à la vente, disposés comme des souvenirs d’antan que Grand-Mère aurait laissé trainer telles des friandises à lécher du bout des doigts. Le lieu est appétissant et promet d’inonder la table de délices savoureux, tous labellisés bio. La carte garantit en effet de régaler les amateurs de douceurs sucrées tout autant que les friands de mets salés pour le bonheur des petits et des grands.

Le brunch reste la spécialité de la Maison. Il est proposé tous les samedis, dimanches et jours fériés jusqu’à 17h… en voilà une bonne idée ! Pour 22€ le menu se compose d’un mélange de plats sucrés et salés où l’on retrouve : un panier de viennoiseries et de pains généreusement accompagnés de gros pots de confitures / miels / pâtes à tartiner au chocolat etc. servis comme à la maison, un jus de fruit frais, une boisson chaude, des oeufs, une salade (roquette, tomates sechées, carottes, jambon cru, saumon fumé, fromage et noix) ainsi qu’un yaourt. Pas mal. Une petite salade de fruits frais aurait été la bienvenue pour compléter ce bouquet alléchant.

D’autres minis formules (env. 10€) uniquement sucrées ou encore sublimées par des arômes plus « British » comme le bacon ou le muesli ont de quoi faire hésiter. Et sinon, une carte exhibant un large choix de salades aux saveurs sympathiques, soupes maison, tartines salées et autres plats chauds pourraient en faire craquer plus d’un.

Affichant des prix plutôt séduisants et offrant un service chaleureux très agréable, on se sent étonnament bien, assis nonchalament autour d’une de ces tables jonchée de délices et de plaisirs simples. On en abuserait…

Le Pain de la Bourse, 33 rue Vivienne, 75002 Paris. Réservation au 01 42 36 76 02

Guy Savoy

•21 août 2012 • Laisser un commentaire

Un dialogue de saveurs…

La cuisine est une source inépuisable de créativité. Guy Savoy le sait. Il en abuse. Et il a raison. Son restaurant gastronomique parisien éponyme offre un festival de surprises… hautes en couleurs, délicates en textures, et sublimes en saveurs. Quand l’art s’invite à table… il est très justement distingué. Le guide Michelin a en effet récompensé le Guy Savoy de trois étoiles. Une reconnaissance à la hauteur d’un délicieux talent, magicien du goût.

Et ironie du sort, l’art s’expose également généreusement aux murs du restaurant. Echo volontaire à la cuisine du chef ou réelle passion dévorante ? Des oeuvres signées de grands noms de l’art contemporain parsèment et soulignent les lignes strictes et épurées des murs pour le plus grand régal des pupilles… et des amateurs. Un jeu de miroirs et de lumières signées Jean-Michel Wilmotte vient sublimer ces objets d’art et participe au confort tamisé et contemporain du lieu. Le décor reste ainsi chaleureux et enveloppant : la pierre, le bois et le cuir se jouent des éclairages, les matières fusionnent, s’harmonisent et réchauffent les contours modernes de l’achitecture intérieure.

Ambiance prometteuse pour la suite… Que révèle donc l’assiette ? Des surprises. Des couleurs. Un travail remarquable et minutieux qui se dévore avant tout du regard avant d’en savourer les arômes subtils. Guy Savoy est un artisan de la cuisine. La précision se lit dans chacun de ses plats. Le défilé des mets présente un incroyable cortège de gourmandises aux saveurs variées et aux associations inattendues.

Le Menu Prestige nous a ainsi permis de découvrir une large palette du savoir-faire du maître. C’est ainsi que nous avons apprécié l’originalité de sa créativité qui, plus que de surprendre, laisse ses hôtes cois d’admiration. La déclinaison autour de la tomate a ainsi laissé son empreinte… Après avoir savouré une tartelette de tomates confites au basilic accompagnée d’un échantillonnage des différentes variétés que peut offrir cette « pomme » rouge, comme par magie, la composition a dévoilé un onctueux gaspacho indécelable au départ, soulignant un tartare de tomate fondant. Le plat est une féerie à lui seul.

Impossible également d’oublier la divine brioche au beurre de truffe qui vient généreusement accompagner le velouté d’artichaut au parmesan et truffe noire ou encore la pointe de confiture nichée au coeur de la fraise que l’on croque. Quand l’amuse-bouche vous réserve déjà une surprise en soulevant la tasse du velouté… le ton est donné, le dîner s’annonce déroutant. Chaque détail est religieusement préparé, chaque ingrédient est travaillé et transformé avec délicatesse pour en révéler sa parfaite saveur quand il vient caresser le palais. Délectation absolue… Et le rêve se poursuit quand surgit à la fin du menu un chariot de glaces, desserts traditionnels et biscuits d’antan signés Christian Boudard, qui vient titiller vos souvenirs comme une réminiscence de vos goûters d’écoliers. Et si… en cherchant bien, il reste une petite place pour une ultime dégustation régressive.

Pour sublimer ces mets, une carte des vins impressionnante soumet ses nectars aux nez des gourmets : une jolie sélection aux provenances variées permet d’imaginer les accords les plus séducteurs !

Seuls petits bémols : le menu aurait mérité de proposer des plats uniques que l’on ne retrouve pas à la carte. Le service parfois trop prévenant ne laisse aucune place à une serviette mal pliée.

Restaurant Guy Savoy, 18 rue Troyon, 75017 Paris. Réservation au 01 43 80 40 61

http://www.guysavoy.com/fr/index

http://www.wilmotte.fr/

Hiramatsu

•17 juillet 2012 • Laisser un commentaire

Une table franco-japonaise

Hiramatsu_salle

Quand un chef nippon se passionne pour la cuisine hexagonale, l’association est explosive. Hiramatsu ou l’histoire d’un mariage complexe de haute gastronomie française sous influence japonaise. Ce restaurant distingué par une étoile au guide Michelin a été imaginé par le chef Hiroyuki Kiramatsu, heureux propriétaire de quelques 24 établissements et toujours en association avec des chefs français multi-récompensés, perfectionnant ainsi son art auprès des plus grands.

Une impression de sérénité presque spirituelle se dégage du restaurant à peine la porte d’entrée poussée. La salle est minimaliste, sobrement décorée dans un esprit de luxe discret mêlant avec harmonie design japonais et raffinement à la française. Un luxe chuchoté mais entièrement maîtrisé. Délicatesse des formes dépouillées. Géométrie apprivoisée. Parce que l’essentiel est au cœur de l’assiette.

Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, la cuisine imaginée chez Hiramatsu n’est pas asiatique. On y déguste une cuisine française traditionnelle préparée par une brigade de chefs japonais. Là encore, les influences des deux cultures se font écho et dévoilent une expertise gastronomique aux vibrations délicieuses. Harmonie, sensibilité et équilibre… Hiroyuki Hiramatsu dessine une cuisine d’émotion avec une exquise précision. L’attention est particulièrement soutenue à l’égard des moindres détails. Le beau et le bon se conjuguent à l’unisson…

Le menu carte blanche se savoure en 8 plats délicats empreints de poésie. 8 assiettes précises au supplément d’âme mystérieux, à faire pâlir d’envie les papilles et fusionner les sens. La cuisine est esthète et moderne : les noix de Saint Jacques flottent sur une écume d’azote, les champignons se déclinent en forêt noire bordelaise, le chou chinois révèle bien des surprises, quant au poisson, il dévoile une chaire fondante et savoureuse… Et ce n’est qu’un début ! Les desserts content autant de belles histoires gourmandes et épicées. Difficile cependant de terminer ce grand chelem : le menu est finalement généreux, ce qui comblera les plus grands gastronomes et les plus fines gueules.

Allez découvrir sans hésiter l’émotion d’une cuisine aux accents étonnants. Le menu carte blanche change tous les mois au gré du marché : une excellente excuse pour y retourner !

Hiramatsu, 52 rue de Longchamp, 75116 Paris. Réservation au 01 56 81 08 80

http://www.hiramatsu.co.jp/fr/

Hiramatsu_plat

Hotel Original by Stella Cadente

•12 juillet 2012 • 2 commentaires

Un hôtel fantaisiste « cousu-main »

Son nom évocateur présage une expérience unique. Hôtel Original ou la promesse ambitieuse de passer une nuit dans un lieu insolite. Ce boutique-hotel, discrètement assis entre la place de la Bastille et la place des Vosges, s’est emparé d’un magnifique bâtiment historique. Mais que cachent donc ces murs de caractère ? Le secret est désormais levé : j’ai eu la chance de visiter cet hôtel atypique au charme poétique.

L’Hôtel Original est signé Stella Cadente. Cette créatrice de mode connue pour son style onirique et décalé, se révèle être une artiste pluridisciplinaire qui laisse sur son passage une empreinte fantaisiste et féérique inspirée de son astre fétiche : l’étoile filante. Elle a ainsi rhabillé et « stellisé‘ l’hôtel de la tête au pied comme elle habille et sublime une femme en épousant ses courbes. Défi délicat. Pari tenu. Le résultat saura charmer le rêveur de passage. L’hôtel s’offre une jolie signature enchanteresse où la nuit déploie sa magie et plonge le voyageur dans un monde fantastique…

Car chaque chambres évoque un conte réinterprété, une histoire merveilleuse revisitée par la créatrice. 40 cocons irréels ont ainsi été transformés en un espace-temps intemporel où l’imaginaire devient roi. Chacun saura trouver son havre de rêve pour découvrir au détour d’un étage une forêt enchantée, le pays d’Alice, Peau d’Anne ou encore la reine de cristal qui se moque bien des jokers et goûte sans complexe aux 7 péchés capitaux… Programme intrigant… Attention cependant, les chemins sont semés de délicates méduses suspendues dont la chevelure lumineuse ondule aux grés des mouvements.

Quelques particularités sont à noter : l’hôtel possède un « Honesty Bar » où l’on se sert seul et consomme ses breuvages confortablement installé comme à la maison en les notant sur un carnet que l’on remettra à l’accueil au moment du départ. L’hôtel parie donc sur l’honnêteté de ses passagers du temps. On retiendra également que certaines chambres comprennent 3 voire 4 lits où l’on peut venir rêver en famille.

Intrigué par ce monde féérique, Tempting Places a eu l’oeil en choisissant l’Hôtel Original. Ce site haut de gamme de réservation en ligne ne sélectionne que des boutique-hôtels pointus cachés un peu partout dans le monde. Le site peut se vanter de proposer une collection d’établissements idylliques et singuliers triés sur le volet. En créant Tempting Places, Laurence Onfroy a fait de sa passion du voyage un métier de vendeur de rêves.

Avis donc aux curieux, aux insatiables d’expériences uniques, aux voyageurs en quête d’évasion… Osez, tentez, expérimentez, laissez vous transporter : venez rêvez.

Connaissant l’univers fantaisiste de la créatrice Stella Cadente, on regrettera que la féérie des contes n’ait pas été imaginée encore plus décalée. Cette visite poétique ne s’est malheureusement pas accompagnée d’une nuit à l’hôtel : l’expérience reste à donc à confirmer. Les commentaires sont les bienvenus.

Hôtel Original, 8 bd Beaumarchais, 75011 Paris. Réservation au 01 47 00 91 50. Chambres à partir de 129€.

http://www.hoteloriginalparis.com/fr/

http://www.temptingplaces.com/boutique-hotels-fr/

http://www.stella-cadente.com/

http://www.bedandstyle.com/index.php/direct/place/1/provins-maison-stella-cadente/

CHAMBRE REINE DE CRISTAL

CHAMBRE FORÊT ENCHANTÉE

CHAMBRE JOKER

CHAMBRE PÉCHÉS CAPITAUX

 
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